Comment exploiter le dividende démographique africain

Souvent présentée comme un continent surpeuplé, l’Afrique souffre en réalité d’une densité de population très faible, moitié inférieure aux autres pays émergents au poids économique similaire. C’est l’une des conséquences les plus durables du dépeuplement expérimenté du 17e au 19e siècle. Il n’y a que 3 habitants au kilomètre carré en Namibie, moins de 17 en Algérie, 45 en Afrique du Sud, 70 en Côte d’Ivoire et 200 au Nigeria. Mais le continent abritera près de 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050 et 4,4 milliards en 2100, selon les Nations unies. À la fin de ce siècle, l’Afrique représentera 39% de la population mondiale. Cette évolution démographique peut, en effet, avoir un impact profond sur la croissance économique du continent et sur le bien-être des sociétés.

Mais le quadruplement de notre population en soi est peu susceptible d’améliorer les choses. Cette explosion démographique aura un impact différent dans chaque pays africain selon la façon dont chacun répond à ce défi aujourd’hui. À moins que nous investissions, dès maintenant dans le renforcement de nos capacités, nous pourrions nous diriger vers un scénario catastrophique où les migrations forcées vers les pays plus riches augmenteraient rapidement. De plus, les pays avec les taux de natalités les plus élevés sont également les pays les plus pauvres et les plus instables tels que le Congo et le Niger. Puisqu’une grande partie de l’Afrique est encore en développement, comprenant certains des pays les plus pauvres de la terre, ces augmentations massives de population doivent être planifiées.

Il ne s’agit pas de savoir s’il faut plus ou moins d’Africains, mais il faut évaluer les taux de croissance et les courbes démographiques par rapport aux capacités et aux niveaux de développement des États de la région.  Derrière la fameuse « transition démographique » se cache une question de dynamique, de gestion de flux et de moyens. Force est de reconnaître que les États et les sociétés n’ont pas, dans leur forme actuelle, la possibilité de s’occuper d’autant d’enfants. Pour 1000 nouveaux nés, il faudra un certain nombre de sages femmes, de médecins, d’instituteurs, de formateurs professionnels, de places en universités, d’emplois, de retraites.

C’est seulement grâce à des politiques et des actions qui peuvent transformer les populations actuelles et futures en une population active, en bonne santé et instruite que nous allons expérimenter une croissance économique réelle et durable qui sortira des Africains de la pauvreté. Surfer sur la vague démographique nécessite la responsabilisation et l’autonomisation des femmes et des filles, en améliorant leur santé, leur éducation, leurs compétences, en leur assurant un plus grand pouvoir social et décisionnel. Cela implique une épargne suffisante pour assurer les retraites et pour aborder la question du vieillissement de la population, un phénomène qui s’accentuera à la fin de la transition démographique. Surfer sur cette vague implique aussi l’amélioration de la sécurité, de la sécurité alimentaire, de la santé publique, de la vaccination et des mesures préventives contre les pandémies.

Le défi n’est pas la démographie en tant que telle, mais plutôt les infrastructures et personnels d’accueil, de soin, d’accompagnement et de formation. Les États africains sont-ils en capacité de diriger leurs ressources vers leur avenir ?

Des solutions régionales pour nos problématiques nationales

Si le paysage international semble aujourd’hui marqué par une tendance au repli vers l’intérieur de la part des grandes économies mondiales qui érigent murs politiques et économiques, il nous faudra veiller, dans le cadre de notre recherche de solutions africaines aux problématiques africaines, à privilégier une posture transfrontalière.

Il s’agit donc d’opérer une véritable révolution conceptuelle afin de répondre aux défis les plus pressants que sont la sécurité alimentaire, la production de talents, les besoins en infrastructures et la stabilité politique. Seule une meilleure intégration régionale permettra de réussir la quatrième Révolution industrielle et de construire des sociétés plus fortes, plus justes et plus prospères.

Dans le contexte du dérèglement climatique, la sécurité alimentaire est une problématique majeure. En effet, il ne saurait y avoir développement économique durable et prospérité de long terme sans que la sécurité alimentaire des millions de personnes victimes de famine en Afrique soit préalablement garantie.

Se pose alors la question de savoir si notre continent est capable d’anticiper les conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire.

Je pense que la réponse est oui car le changement climatique et ses effets sur la production alimentaire ne sont pas limités par les frontières nationales inventées par l’homme. Les pays d’une même région partagent des écosystèmes et des ressources naturelles qui rendent nécessaire la mise en œuvre d’une résilience aux intempéries reposant sur une meilleure intégration régionale. Ainsi, nous pouvons nous assurer qu’un nombre limité de ressources soit mobilisé et orienté vers les solutions les plus efficaces.

L’UA a identifié la nécessité de renforcer les institutions de gouvernance régionale afin de favoriser des réponses intégrées aux défis du développement de l’Afrique. Nos législateurs devraient être encouragés à envisager un plan d’industrialisation au niveau du continent, en identifiant les industries futures viables dans lesquelles différents pays africains pourront se spécialiser.

Cela signifierait que le plan industriel de chaque pays africain au niveau national s’inscrirait dans un plan régional et continental. Une intégration régionale intelligente nous permettrait de nous appuyer sur nos forces en regroupant les pays autour de leurs spécialités respectives. Quant à la coordination transfrontalière, elle permettrait de réduire les coûts d’adaptation, tout en facilitant les économies d’échelle et en répondant aux besoins en infrastructure de manière plus efficace.

Voici deux modèles d’intégration régionale qui font la différence.

L’Afrique subsaharienne et la zone Afrique australe et orientale éprouvent des difficultés à trouver de la main d’œuvre compétente pour faire progresser la croissance de leur région. Les niveaux d’éducation et de formation actuelles dans le secteur tertiaire sont très bas et portent sur des sujets qui ne sont pas directement en ligne avec les défis de ces régions. Dans ce contexte, le projet de la Banque mondiale intitulé Africa Centers of Excellence (ACE), privilégie une approche régionale dans les domaines des sciences et de la technologie et l’enseignement supérieur. ACE renforce les institutions d’enseignement supérieur africaines existantes sélectionnées afin de produire des formations de niveau mondial pour répondre aux priorités des secteurs économiques. ACE II prévoit d’inscrire plus de 3 500 étudiants diplômés dans leurs domaines de spécialisation d’ici à cinq ans.

La dimension politique de l’intégration régionale ne peut pas être ignorée. Renforcer la confiance des dirigeants et des populations et assurer la stabilité politique à travers les nations africaines sont la clé d’une collaboration efficace. Nous venons de voir une approche commune dans le domaine de la paix et de la sécurité à travers l’intervention militaire de l’ECOWAS en Gambie, le 19 janvier. ECOWAS a démontré que, dans les situations de crise, la stabilité peut être assurée plus efficacement par des forces régionales.

Ruralisation des villes et urbanisation de la campagne, le potentiel du continuum

Le modèle de l’urbanisation africaine est un modèle de développement idiosyncratique. La population urbaine africaine devrait croître à un taux annuel de 3,09 % d’ici 2030, le taux de croissance le plus élevé au monde. À ce rythme, il y aura plus d’un milliard de personnes vivant dans les villes africaines en 2063.

L’urbanisation offre des possibilités de croissance économique, sociale et culturelle mais elle a aussi apporté son lot de défis. Il est bien établi que nos villes ont besoin d’une planification et d’un aménagement urbains intégrés et à long terme, de cadres de financement adéquats, et la coopération de tous les ordres de gouvernement pour un changement de paradigme en matière de durabilité urbaine. De même donc, les régions rurales de l’Afrique exigent de nous un nouveau regard sur le plan de l’extension de son potentiel et de ses installations. Ville et pays font, en fait, partie d’un continuum où différentes activités économiques ont lieu. Le succès de ces activités est lié à l’accès aux marchés et à la proximité des centres urbains. Nous avons donc besoin de politiques de développement plus inclusif pour les habitants urbains et ruraux ainsi qu’une bonne circulation des personnes et des marchandises au moyen de liens entre ville et campagne. Ce continuum doit impérativement être cultivé parce qu’il a le potentiel de transformer l’agro-industrie.

La transformation agro-industrielle demeure la voie de développement la plus stable et la plus durable du continent. Ce secteur qui emploie la majorité des Africains et qui compte pour le tiers du PIB de l’Afrique, est 11 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que d’autres secteurs. L’effet d’entraînement d’une économie agricole convenablement soutenue et financée ne doit pas être sous-estimé. Les petits agriculteurs ont besoin d’un appui financier pour passer à un stade supérieur qui fonctionne. Il leur faut aussi des moyens pour traiter l’agriculture comme une entreprise. Les femmes africaines représentent près de 70 % des actifs agricoles, l’intégration de leur participation et habilitation dans la révolution agricole de l’Afrique est donc essentielle.

Au-delà de la production agricole, d’autres emplois peuvent être créés dans les zones rurales, des coiffeurs aux médecins, en passant par les mécaniciens, les notaires, les agronomes. De nombreuses zones rurales abritent également des industries touristiques qui sont en train de modifier radicalement les structures de l’emploi. Le renforcement de l’agro-industrie, des caractéristiques urbaines et des installations dans les zones rurales peut ainsi réduire les différences entre les villages et les villes, et ce sans altérer le cachet rural si nous veillons à ce que les pressions exercées sur l’environnement soient réduites au minimum.

Notre attention doit également être sur les couloirs urbains, ces zones à la périphérie des villes qui facilitent la circulation des personnes dans et hors de la ville et qui nécessitent une extension des installations. Nombre de ces régions hébergent une multiplicité d’entreprises non agricoles et une proportion considérable de la population économiquement active.

Les liens entre régions rurales et urbaines permettent la circulation des personnes, des biens, des capitaux, de la technologie, des connaissances et de l’information. Ainsi, les produits agricoles s’écoulent vers les zones urbaines, et les marchandises des zones de production urbaines s’acheminent vers les régions rurales. Si elles sont bien gérées, les interactions entre les villes et la campagne sont porteuses d’un développement régional équilibré qui est économiquement, socialement et écologiquement durable. Il est temps de repenser le continuum ville-campagne en misant sur les complémentarités, les solidarités, la gouvernance, une meilleure qualité de vie et l’amélioration de l’environnement pour tous.

 

 

Le NEPAD pourrait devenir le PNUD africain

Avant l’ouverture du 28e sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba, j’ai eu le plaisir d’être interviewé par deux journalistes de Jeune Afrique sur les perspectives d’évolution du NEPAD et les défis liés à son financement.

J’ai eu l’occasion d’évoquer ainsi plusieurs points stratégiques pour le futur du NEPAD. Je crois en effet que l’institution a le potentiel de devenir une véritable agence de développement africaine !

Je vous invite à retrouver mon interview ici. 

En hommage au président Macky Sall

Lorsqu’il a été élu pour son premier mandat à la tête du Comité d’orientation du NEPAD en 2013, le président Macky Sall a d’abord dû relever le défi de combler le vide laissé par Meles Zenawi. Artisan de l’une des plus grandes réussites économiques du continent à la tête de l’Éthiopie, l’ancien Premier ministre éthiopien avait également pris très au sérieux ses responsabilités à la tête du Comité d’orientation du NEPAD. Avant sa mort il avait donné son visage au NEPAD tel que nous le connaissons aujourd’hui : une Agence en ordre de marche, intégrée à l’Union Africaine et dotée d’un mandat précis, axé sur la mise en œuvre de projets régionaux.

Très rapidement, le président Macky Sall, avec un pragmatisme remarquable, a identifié les principaux enjeux du développement futur de l’Agence et a choisi de prioriser les infrastructures. Il a décidé d’appuyer tout particulièrement les projets portés par le PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique), notamment les corridors de développement, s’inscrivant ainsi pleinement en phase avec l’un des quatre objectifs essentiels du NEPAD, à savoir l’intégration panafricaine.

C’est dans cet état d’esprit qu’il a décidé d’organiser le Sommet de Dakar pour le financement des infrastructures, en juin 2014. Ce Sommet a été un tournant décisif dans la mise en œuvre du PIDA, notamment grâce à l’adoption de l’Agenda de Dakar pour l’Action (ADA). L’ADA définit, sur la base d’un diagnostic de la situation des infrastructures en Afrique, les actions concrètes à mettre en œuvre pour le financement des 16 mégaprojets retenus sur le continent en s’appuyant essentiellement sur les partenariats public-privé.

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Dans ce sillage, d’autres avancées ont été réalisées. Il s’agit, entre autres, de l’adoption, en janvier 2015, du Mécanisme de Prestation de Services du PIDA (SDM) qui a pour objectif de fournir aux pays et institutions à l’origine des projets PIDA l’assistance technique nécessaire à la préparation des projets d’infrastructure dans leur phase préliminaire.

À cela s’est ajouté le lancement, en juin 2015, du Réseau continental des Affaires (CBN), composé notamment des représentants du secteur privé et de la finance, africains et internationaux, ainsi que des organisations régionales et internationales. Ce Réseau vise à faciliter la mobilisation des financements et la mise en œuvre des 16 projets prioritaires retenus par une préparation appropriée et des actions de développement des capacités.

Déjà, on mesure des avancées notables sur des projets aussi variés que l’Initiative régionale de fibre optique reliant les cinq capitales des États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, la construction des chaînons manquants de la route transsaharienne, la dorsale transsaharienne de fibre optique, le barrage hydroélectrique de Sambagalou en Guinée et l’interconnexion des lignes électriques de transport avec le barrage de Kaleta, la ligne ferroviaire Dakar-Bamako ou encore l’autoroute et les ouvrages de transport sur le corridor Dakar-Abidjan-Lagos…

Les avancées permises par cet engagement sans faille du président Macky Sall ont eu pour autre conséquence essentielle de mettre en cohérence les priorités définies par l’Afrique pour elle-même et les priorités mises en avant par les partenaires internationaux de son développement. Cette cohérence s’est affirmée avec la présence de l’Afrique au G20 à Saint Petersburg qui a permis de faire valoir les priorités de l’Union africaine.

Depuis, le G20 a fait du développement des infrastructures en Afrique une des priorités de l’action de ses membres. Ceci se vérifie avec le prochain G20 qui se tiendra début 2017 en Allemagne avec la promesse de la chancelière Angela Merkel de faire de l’Afrique une des priorités de la présidence allemande du G20.

Le leadership du président Macky Sall a été fondamental pour permettre ces avancées.

La semaine PIDA à Abidjan : pour développer notre continent, unissons nos forces et aidons la jeunesse !

Cette semaine à Abidjan s’est tenue la semaine PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique). Cette initiative avait été lancée par la Banque Africaine de Développement, en partenariat avec la Commission de l’Union Africaine et le NEPAD. Elle est multisectorielle et multi acteurs et vise à combler le déficit d’infrastructures en matière de transport, d’énergie, de ressources en eau transnationales et de TIC, afin de faciliter l’intégration économique régionale de l’Afrique.

En effet, c’est un vaste chantier que celui des infrastructures, raison pour laquelle nous devons cesser de théoriser et parvenir à avancer concrètement ! Si des progrès spectaculaires ont été réalisés (je pense par exemple au projet d’interconnexion électrique entre la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée), il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, j’en suis convaincu, des changements sont nécessaires afin de nous permettre à tous d’avancer mieux. Tout d’abord, nous devons parvenir à faire collaborer davantage les institutions, les politiques et les entreprises, en créant un dialogue productif au service de tous. Ceci permettrait selon moi de recueillir le feedback de toutes les parties prenantes et d’être ainsi beaucoup plus efficace dans l’identification et la réalisation des projets. Il faut absolument collaborer pour faire avancer l’Afrique et cesser de se défier du secteur privé ! C’est aussi grâce à lui que nous parviendrons à faire bouger les choses !

Certes, il est nécessaire d’impulser les projets : c’est le rôle de la BAD (acteur clé s’il en est) et d’autres institutions comme le NEPAD. Leur mission est de faire en sorte de désamorcer les risques liés aux infrastructures et aux projets PIDA pour solliciter l’intérêt des investisseurs du secteur privé ainsi que des investisseurs nationaux et internationaux. Là est tout l’enjeu ! Il est indispensable que le secteur privé s’implique davantage : par exemple, sur les projections de 90mds USD de ressources nécessaires à la mise en œuvre du PIDA, la moitié fait l’objet de financement publics. Le rôle du secteur privé est donc fondamental pour financer la seconde moitié…et nous devons les y inciter ! Au travers du PIDA, c’est ce que nous avons mis en place : notre but est de mettre en place des projets les plus « bankable » possible afin d’attirer le secteur privé. C’est la première variable et le nerf de la guerre : Si nous ne parvenons pas à intéresser les investisseurs, nos efforts seront vains !

Deuxièmement, et c’est le thème affiché de cette semaine PIDA (« Création d’emplois à travers le développement des infrastructures régionales »), il faut penser à la création d’emplois. En effet, on ne peut cantonner notre réflexion sur les infrastructures au fait de construire tel ou tel pont pour aller d’un point à un autre (aussi utile que cela soit !). Il faut que notre vision soit englobante : n’est ce pas le but du PIDA d’être multisectoriel ? L’Afrique a besoin de mobiliser des ressources humaines essentielles, les jeunes, qui doivent être préparés afin de, eux aussi, s’impliquer dans le développement du continent. Cette semaine, à Abidjan, j’ai eu l’honneur d’échanger pendant plus d’une heure avec des jeunes bloggeurs et chefs d’entreprise : c’est ce type d’échanges que nous devrions poursuivre afin de faire naître l’Afrique que nous voulons ! Impliquons les jeunes et créons leur des conditions pour façonner notre continent pour demain ! Je crois que cela est possible à travers le développement des infrastructures. Le PIDA doit jouer un rôle important pour réduire l’écart entre la création d’emplois et le chômage ! Il faut donc que les décideurs du secteur public et ceux du secteur privé entreprennent la formation et l’acquisition de compétences dans le développement des infrastructures.

Aujourd’hui, nous avons mis de l’ordre dans notre maison et l’Union Africaine nous guide dans cette perspective. Tous, nous devons être vigilants lorsque nous nous rencontrons afin de parler de résultats et d’impacts plutôt que de reformuler les mêmes théories sur le développement encore et encore. C’est cette dynamique qui est imprimée par le président de la BAD. Grâce à tous nos efforts, nous pourrons faire du PIDA un succès sans précédent !

Forum de la CEDEAO sur l’éducation à la culture de la paix

Aujourd’hui, je suis key note speaker à Niamey lors d’une conférence organisée par la CEDEAO et l’Etat du Niger sur le thème : Paix et dialogue inter religieux.

La CEDEAO a été créée en 1975 pour promouvoir l’intégration socio-économique des Etats par la libre circulation des biens et des personnes. Elle regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Cet espace connaît aujourd’hui certaines tensions politiques, sociales, ethniques et religieuses, ralentissant son élan. Ce forum permettra donc de mettre en lumière certaines solutions qui peuvent être apportées non seulement par les Etats, mais aussi par des institutions régionales. Je ne manquerai pas de vous faire part ici même des conclusions de ce Forum sur l’éducation à la culture de la paix via le dialogue religieux.

Semaine de l’Afrique : mettons en place des partenariats intelligents !

Du 10 au 14 octobre dernier s’est tenu au siège de l’ONU à New York la semaine de l’Afrique. Elle avait pour thème le renforcement des partenariats en faveur du continent.

Cette semaine a permis de créer un débat sur les conditions actuelles de développement de l’Afrique, de mesurer les progrès accomplis, mais aussi d’aborder des sujets d’actualité : l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, qui sont complémentaires.

Au cours de cette rencontre annuelle de cinq jours, de nombreux intervenants ont ainsi partagé leurs idées sur l’avenir de l’Afrique et les politiques à mettre en œuvre pour assurer un développement et un essor durables de l’Afrique.

Je suis à ce titre revenu sur le changement d’approche et de nature des partenariats, dans cette interview réalisée par Jérôme Longué sur la radio des Nations Unies que vous pourrez retrouver ici.

L’atlas « Une nouvelle ruralité émergente » décrypte les transformations rurales africaines

Lancé le 8 septembre dernier, l’atlas « Une nouvelle ruralité émergente – Regards croisés sur les transformations rurales africaines » dresse un état des lieux des recompositions rurales, du nord au sud du continent. Pour cela, il croise des données sur la démographie, le peuplement, l’urbanisation et l’utilisation des ressources, avec les dynamiques spatiales et économiques. Ainsi, il rappelle notamment combien les processus de croissance démographique et urbaine et le développement des moyens de communication ont profondément modifié la nature des campagnes africaines.

Je ne peux que vous inciter à vous le procurer, afin de disposer d’une base d’informations sur les 54 pays du continent. Cet atlas a ainsi pour objectif d’alimenter les débats sur ces grands enjeux du développement régional et continental, et de constituer une situation de référence pour des travaux ultérieurs. Publié conjointement par le NEPAD et le CIRAD, avec le soutien financier de l’Agence française de développement (AFD), il s’inscrit dans le cadre du programme Futurs Ruraux du NEPAD, qui vise à accompagner les dynamiques territoriales et les changements structurels nécessaires à un développement durable du continent.

Il est accessible en ligne sur le site du NEPAD, en anglais et en français.

Bonne lecture !