Pour en finir avec les stéréotypes sur les femmes africaines

Sans nier les difficultés auxquelles les femmes font face en Afrique, il incombe à tous de battre en brèche une approche misérabiliste de ce sujet, estime le patron du Nepad.

En ce 8 mars, journée internationale de la femme, nous devons nous interroger sans complaisance sur les regards que nous portons sur les femmes africaines, que ce soit depuis l’extérieur ou même au sein de notre continent. Et de remettre en question certains stéréotypes les concernant, car il ne rendent tout simplement pas compte des faits.

Commençons par la thématique sensible de la natalité. Pour la plupart, si l’on exclut les mariages forcés, les femmes se battent pour avoir des familles qu’elles aiment. Les chiffres donnent une moyenne de 4,4 enfants par femme en Afrique. L’urbanisation et la scolarisation des filles impactent structurellement ces chiffres à la baisse.

D’ailleurs, les taux de fécondité qui paraissent – à tort – hors de contrôle doivent être examinés au pluriel s’agissant du continent.Seul le Niger, en effet, affiche un pic tombé en 2018 de sept à six enfants par femme selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), tandis que des régions entières sont en passe d’achever leur transition démographique. Le nombre moyen d’enfants par femme ne dépasse plus 2,3 en Afrique australe et 2,9 en Afrique du Nord (contre 1,6 en Europe et 1,8 en France). Ces deux régions se rapprochent ainsi du seuil minimal (2,1) nécessaire au renouvellement de la population.

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