Le spectre de la recolonisation

Parmi les défis auxquels l’Afrique fait face, il en est un qui les résume tous et qui fait écho aux heures tragiques de son histoire : la possible recolonisation du continent  et la hantise que, par des voies détournées, les acteurs étrangers s’accaparent les actifs et la croissance du continent.

Cette crainte est multiforme : peur de ne pas être au niveau, crainte que ce ne soit la dernière chance, le dernier moment pour arrêter l’hémorragie. C’est une peur plus ou moins rationnelle, justifiée, qui traduit une crise de confiance, par rapport aussi aux recettes traditionnelles de développement qui paraissent inadaptées.

Cette peur est dangereuse car elle peut mener à un repli sur soi. Nous avons vu récemment qu’un certain nombre de pays africains menacent de quitter la Cour Pénale Internationale. La CPI a été fondée sur l’idée que les nations doivent travailler en harmonie et avec l’objectif de traduire en justice les auteurs des pires atrocités. Mais la perception que la CPI cible l’Afrique, au moment où le continent affirme son indépendance politique et économique, n’a pas été bien accueillie. La méfiance s’installe, par exemple du côté de l’Ouganda avec le cas de Dominic Ongwen, un chef rebelle ougandais enlevé quand il était enfant. La CPI subit une crise existentielle et le résultat de cette affaire constituera un précédent important pour la justice pénale internationale et déterminera l’allégeance des pays africains.

La question de la recolonisation provient également de la présence des États-Unis, de la Chine, de l’Inde, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, du Japon sur le continent, des pays puissants qui ont tous des enjeux importants et de plus en plus concurrentiels sur notre continent. La Chine, en particulier, a une forte présence en Afrique, avec un million de ressortissants et une présence économique en plein essor. Les investissements en capital chinois en Afrique, jusqu’en juillet 2016, ont augmenté de 515% par rapport aux chiffres de l’année 2015 avec plus de 14 milliards de dollars investis en Afrique par des entreprises chinoises. La Chine acquiert les matières premières telles que l’huile, le fer, le cuivre et le zinc, qu’il lui faut impérativement pour alimenter sa propre économie et, en contre partie, elle construit et améliore les infrastructures telles que les routes, les chemins de fer et les systèmes de télécommunications qui sont nécessaires au secteur manufacturier africain. Cela ne peut être une situation gagnant-gagnant que si les gouvernements africains sont en mesure de négocier les transactions d’une manière qui sauvegarde les intérêts financiers, juridiques et économiques de leurs pays respectifs.

Dans nos relations avec les pays étrangers, la mauvaise application des lois environnementales s’est faite à notre détriment à travers l’exploitation illégale qui épuise nos forêts, la non-réglementation et la surpêche de nos mers par d’autres pays et le braconnage des espèces protégées. Les investissements multinationaux croissants dans les plantations industrielles contribuent également à la déforestation. Sommes-nous en train d’approvisionner le reste du monde en cacao, en sucre et en thé au détriment de notre environnement ? Est-ce que l’abondance de terres, une réglementation flexible et une main-d’œuvre bon marché, que nous troquons si facilement, ne vont pas à l’encontre de notre capacité à déterminer notre propre destinée ?

L’indépendance que nous avons acquise il y a environ 50 ans nécessite une attention continue à travers les questions difficiles auxquelles nous devons nous confronter. Quel prix sommes-nous prêts à payer pour un développement accéléré ?

Entre société traditionnelle et référentiel moderne, quelle voie pour la jeunesse ?

La question de la démographie, souvent présentée comme une simple donnée quantitative, se traduit par un autre décalage, qualitatif celui-ci : celui qui éloigne de plus en plus la jeunesse, qui forme une majorité écrasante des populations des pays africains, de ses représentants politiques et autres figures morales. Il s’agit d’une jeunesse connectée et exposée quotidiennement à une réalité étrangère, à travers la télévision, l’internet et la radio.

Les jeunes en Afrique ne se limitent plus à développer leur identité et leurs aspirations en fonction du lieu où ils vivent ou des réponses que les aînés veulent bien leur donner. Ils ont pris une certaine autonomie par rapport aux modes de vie traditionnels. En revanche, le leadership traditionnel demeure souvent problématique en Afrique. Les personnages politiques et les anciens ont souvent du mal à composer avec des identités de plus en plus fluides et avec une autorité fragmentée dans l’état africain moderne. Finalement, cet état de fait pourrait conduire à l’effondrement progressif du cadre normatif qui a régi l’Afrique jusque là. Certes, ce processus a eu lieu dans d’autres parties du monde, mais on pourrait se demander s’il n’est pas en train de se produire à un rythme tellement accéléré qu’il est susceptible de mettre en danger la trajectoire de développement de l’Afrique.

Néanmoins, voici une autre façon d’examiner la question au-delà d’une simple juxtaposition. La culture n’est jamais statique mais évolue constamment, alors que chaque génération y contribue par son expérience du monde tout en se défaisant des éléments qui ne lui paraissent plus « utiles ». Les pays africains sont déjà, en grande partie, des pays multinationaux, multiethniques et multi-religieux construits pour beaucoup sur les idées européennes de l’État moderne. La source de l’autorité traditionnelle et de la légitimité, découlant du sang et de la terre, a été remplacée chez la plupart par des idées civiques de démocratie. Aujourd’hui, cette démocratie cherche un renouvellement, comme ailleurs dans le monde.

Pour pouvoir exploiter l’énergie et les ambitions de notre jeunesse, nous devons lui ouvrir un espace pour lui permettre de « co-créer » l’avenir.

L’explosion démographique des jeunes en Afrique subsaharienne ne s’est pas traduite, encore, par des accès de violence politique. Mais nous ne devrions pas attendre qu’un climat de « nous-contre-eux » s’instaure. Les gouvernements doivent continuer à investir dans tous les niveaux de l’éducation, dans la formation professionnelle et, surtout, dans les politiques qui incitent à des investissements plus élevés pour absorber les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi.

Les styles de leadership traditionnel doivent bien céder pour laisser la place à la transparence, permettant l’accès à l’information publique, à l’open data et à la création d’une participation plus significative des jeunes dans le processus politique. Il nous faut construire les ponts nécessaires pour permettre à la voix des jeunes Africains de façonner le futur des partis politiques et de contribuer au dialogue sur la construction de la nation. Alors qu’elle vit une période unique de son histoire démographique, l’Afrique est à la croisée des chemins. Mettons en place les conditions d’un véritable partenariat avec les jeunes pour signaler que leur participation fait partie intégrante de la transformation du continent.

Comment exploiter le dividende démographique africain

Souvent présentée comme un continent surpeuplé, l’Afrique souffre en réalité d’une densité de population très faible, moitié inférieure aux autres pays émergents au poids économique similaire. C’est l’une des conséquences les plus durables du dépeuplement expérimenté du 17e au 19e siècle. Il n’y a que 3 habitants au kilomètre carré en Namibie, moins de 17 en Algérie, 45 en Afrique du Sud, 70 en Côte d’Ivoire et 200 au Nigeria. Mais le continent abritera près de 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050 et 4,4 milliards en 2100, selon les Nations unies. À la fin de ce siècle, l’Afrique représentera 39% de la population mondiale. Cette évolution démographique peut, en effet, avoir un impact profond sur la croissance économique du continent et sur le bien-être des sociétés.

Mais le quadruplement de notre population en soi est peu susceptible d’améliorer les choses. Cette explosion démographique aura un impact différent dans chaque pays africain selon la façon dont chacun répond à ce défi aujourd’hui. À moins que nous investissions, dès maintenant dans le renforcement de nos capacités, nous pourrions nous diriger vers un scénario catastrophique où les migrations forcées vers les pays plus riches augmenteraient rapidement. De plus, les pays avec les taux de natalités les plus élevés sont également les pays les plus pauvres et les plus instables tels que le Congo et le Niger. Puisqu’une grande partie de l’Afrique est encore en développement, comprenant certains des pays les plus pauvres de la terre, ces augmentations massives de population doivent être planifiées.

Il ne s’agit pas de savoir s’il faut plus ou moins d’Africains, mais il faut évaluer les taux de croissance et les courbes démographiques par rapport aux capacités et aux niveaux de développement des États de la région.  Derrière la fameuse « transition démographique » se cache une question de dynamique, de gestion de flux et de moyens. Force est de reconnaître que les États et les sociétés n’ont pas, dans leur forme actuelle, la possibilité de s’occuper d’autant d’enfants. Pour 1000 nouveaux nés, il faudra un certain nombre de sages femmes, de médecins, d’instituteurs, de formateurs professionnels, de places en universités, d’emplois, de retraites.

C’est seulement grâce à des politiques et des actions qui peuvent transformer les populations actuelles et futures en une population active, en bonne santé et instruite que nous allons expérimenter une croissance économique réelle et durable qui sortira des Africains de la pauvreté. Surfer sur la vague démographique nécessite la responsabilisation et l’autonomisation des femmes et des filles, en améliorant leur santé, leur éducation, leurs compétences, en leur assurant un plus grand pouvoir social et décisionnel. Cela implique une épargne suffisante pour assurer les retraites et pour aborder la question du vieillissement de la population, un phénomène qui s’accentuera à la fin de la transition démographique. Surfer sur cette vague implique aussi l’amélioration de la sécurité, de la sécurité alimentaire, de la santé publique, de la vaccination et des mesures préventives contre les pandémies.

Le défi n’est pas la démographie en tant que telle, mais plutôt les infrastructures et personnels d’accueil, de soin, d’accompagnement et de formation. Les États africains sont-ils en capacité de diriger leurs ressources vers leur avenir ?

Le NEPAD pourrait devenir le PNUD africain

Avant l’ouverture du 28e sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba, j’ai eu le plaisir d’être interviewé par deux journalistes de Jeune Afrique sur les perspectives d’évolution du NEPAD et les défis liés à son financement.

J’ai eu l’occasion d’évoquer ainsi plusieurs points stratégiques pour le futur du NEPAD. Je crois en effet que l’institution a le potentiel de devenir une véritable agence de développement africaine !

Je vous invite à retrouver mon interview ici. 

En hommage au président Macky Sall

Lorsqu’il a été élu pour son premier mandat à la tête du Comité d’orientation du NEPAD en 2013, le président Macky Sall a d’abord dû relever le défi de combler le vide laissé par Meles Zenawi. Artisan de l’une des plus grandes réussites économiques du continent à la tête de l’Éthiopie, l’ancien Premier ministre éthiopien avait également pris très au sérieux ses responsabilités à la tête du Comité d’orientation du NEPAD. Avant sa mort il avait donné son visage au NEPAD tel que nous le connaissons aujourd’hui : une Agence en ordre de marche, intégrée à l’Union Africaine et dotée d’un mandat précis, axé sur la mise en œuvre de projets régionaux.

Très rapidement, le président Macky Sall, avec un pragmatisme remarquable, a identifié les principaux enjeux du développement futur de l’Agence et a choisi de prioriser les infrastructures. Il a décidé d’appuyer tout particulièrement les projets portés par le PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique), notamment les corridors de développement, s’inscrivant ainsi pleinement en phase avec l’un des quatre objectifs essentiels du NEPAD, à savoir l’intégration panafricaine.

C’est dans cet état d’esprit qu’il a décidé d’organiser le Sommet de Dakar pour le financement des infrastructures, en juin 2014. Ce Sommet a été un tournant décisif dans la mise en œuvre du PIDA, notamment grâce à l’adoption de l’Agenda de Dakar pour l’Action (ADA). L’ADA définit, sur la base d’un diagnostic de la situation des infrastructures en Afrique, les actions concrètes à mettre en œuvre pour le financement des 16 mégaprojets retenus sur le continent en s’appuyant essentiellement sur les partenariats public-privé.

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Dans ce sillage, d’autres avancées ont été réalisées. Il s’agit, entre autres, de l’adoption, en janvier 2015, du Mécanisme de Prestation de Services du PIDA (SDM) qui a pour objectif de fournir aux pays et institutions à l’origine des projets PIDA l’assistance technique nécessaire à la préparation des projets d’infrastructure dans leur phase préliminaire.

À cela s’est ajouté le lancement, en juin 2015, du Réseau continental des Affaires (CBN), composé notamment des représentants du secteur privé et de la finance, africains et internationaux, ainsi que des organisations régionales et internationales. Ce Réseau vise à faciliter la mobilisation des financements et la mise en œuvre des 16 projets prioritaires retenus par une préparation appropriée et des actions de développement des capacités.

Déjà, on mesure des avancées notables sur des projets aussi variés que l’Initiative régionale de fibre optique reliant les cinq capitales des États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est, la construction des chaînons manquants de la route transsaharienne, la dorsale transsaharienne de fibre optique, le barrage hydroélectrique de Sambagalou en Guinée et l’interconnexion des lignes électriques de transport avec le barrage de Kaleta, la ligne ferroviaire Dakar-Bamako ou encore l’autoroute et les ouvrages de transport sur le corridor Dakar-Abidjan-Lagos…

Les avancées permises par cet engagement sans faille du président Macky Sall ont eu pour autre conséquence essentielle de mettre en cohérence les priorités définies par l’Afrique pour elle-même et les priorités mises en avant par les partenaires internationaux de son développement. Cette cohérence s’est affirmée avec la présence de l’Afrique au G20 à Saint Petersburg qui a permis de faire valoir les priorités de l’Union africaine.

Depuis, le G20 a fait du développement des infrastructures en Afrique une des priorités de l’action de ses membres. Ceci se vérifie avec le prochain G20 qui se tiendra début 2017 en Allemagne avec la promesse de la chancelière Angela Merkel de faire de l’Afrique une des priorités de la présidence allemande du G20.

Le leadership du président Macky Sall a été fondamental pour permettre ces avancées.

L’Afrique a besoin de 360 milliards de dollars pour ses infrastructures !

Le jeudi 15 décembre, des experts internationaux, ambassadeurs, hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises se sont réunis à Dakar à l’occasion du lancement de «16 projets d’infrastructure pour l’intégration africaine». Cela a été l’occasion de présenter un guide à l’intention des investisseurs en Afrique réalisé conjointement par la Commission économique pour l’Afrique et le NEPAD. Cet ouvrage examine donc les 16 projets sélectionnés à l’occasion du Sommet de Dakar sur le financement des infrastructures (DFS) de juin 2014 et se penche sur la question cruciale de leur financement.

En effet, l’accent sur l’investissement est essentiel: à l’horizon 2040, près de 360 milliards de dollars seront nécessaires pour appliquer le programme de développement des infrastructures en Afrique. Il faut donc parvenir à intéresser les investisseurs !

Vous trouverez plus d’informations à propos de cet ouvrage ici.

La semaine PIDA à Abidjan : pour développer notre continent, unissons nos forces et aidons la jeunesse !

Cette semaine à Abidjan s’est tenue la semaine PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique). Cette initiative avait été lancée par la Banque Africaine de Développement, en partenariat avec la Commission de l’Union Africaine et le NEPAD. Elle est multisectorielle et multi acteurs et vise à combler le déficit d’infrastructures en matière de transport, d’énergie, de ressources en eau transnationales et de TIC, afin de faciliter l’intégration économique régionale de l’Afrique.

En effet, c’est un vaste chantier que celui des infrastructures, raison pour laquelle nous devons cesser de théoriser et parvenir à avancer concrètement ! Si des progrès spectaculaires ont été réalisés (je pense par exemple au projet d’interconnexion électrique entre la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée), il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, j’en suis convaincu, des changements sont nécessaires afin de nous permettre à tous d’avancer mieux. Tout d’abord, nous devons parvenir à faire collaborer davantage les institutions, les politiques et les entreprises, en créant un dialogue productif au service de tous. Ceci permettrait selon moi de recueillir le feedback de toutes les parties prenantes et d’être ainsi beaucoup plus efficace dans l’identification et la réalisation des projets. Il faut absolument collaborer pour faire avancer l’Afrique et cesser de se défier du secteur privé ! C’est aussi grâce à lui que nous parviendrons à faire bouger les choses !

Certes, il est nécessaire d’impulser les projets : c’est le rôle de la BAD (acteur clé s’il en est) et d’autres institutions comme le NEPAD. Leur mission est de faire en sorte de désamorcer les risques liés aux infrastructures et aux projets PIDA pour solliciter l’intérêt des investisseurs du secteur privé ainsi que des investisseurs nationaux et internationaux. Là est tout l’enjeu ! Il est indispensable que le secteur privé s’implique davantage : par exemple, sur les projections de 90mds USD de ressources nécessaires à la mise en œuvre du PIDA, la moitié fait l’objet de financement publics. Le rôle du secteur privé est donc fondamental pour financer la seconde moitié…et nous devons les y inciter ! Au travers du PIDA, c’est ce que nous avons mis en place : notre but est de mettre en place des projets les plus « bankable » possible afin d’attirer le secteur privé. C’est la première variable et le nerf de la guerre : Si nous ne parvenons pas à intéresser les investisseurs, nos efforts seront vains !

Deuxièmement, et c’est le thème affiché de cette semaine PIDA (« Création d’emplois à travers le développement des infrastructures régionales »), il faut penser à la création d’emplois. En effet, on ne peut cantonner notre réflexion sur les infrastructures au fait de construire tel ou tel pont pour aller d’un point à un autre (aussi utile que cela soit !). Il faut que notre vision soit englobante : n’est ce pas le but du PIDA d’être multisectoriel ? L’Afrique a besoin de mobiliser des ressources humaines essentielles, les jeunes, qui doivent être préparés afin de, eux aussi, s’impliquer dans le développement du continent. Cette semaine, à Abidjan, j’ai eu l’honneur d’échanger pendant plus d’une heure avec des jeunes bloggeurs et chefs d’entreprise : c’est ce type d’échanges que nous devrions poursuivre afin de faire naître l’Afrique que nous voulons ! Impliquons les jeunes et créons leur des conditions pour façonner notre continent pour demain ! Je crois que cela est possible à travers le développement des infrastructures. Le PIDA doit jouer un rôle important pour réduire l’écart entre la création d’emplois et le chômage ! Il faut donc que les décideurs du secteur public et ceux du secteur privé entreprennent la formation et l’acquisition de compétences dans le développement des infrastructures.

Aujourd’hui, nous avons mis de l’ordre dans notre maison et l’Union Africaine nous guide dans cette perspective. Tous, nous devons être vigilants lorsque nous nous rencontrons afin de parler de résultats et d’impacts plutôt que de reformuler les mêmes théories sur le développement encore et encore. C’est cette dynamique qui est imprimée par le président de la BAD. Grâce à tous nos efforts, nous pourrons faire du PIDA un succès sans précédent !

Forum de la CEDEAO sur l’éducation à la culture de la paix

Aujourd’hui, je suis key note speaker à Niamey lors d’une conférence organisée par la CEDEAO et l’Etat du Niger sur le thème : Paix et dialogue inter religieux.

La CEDEAO a été créée en 1975 pour promouvoir l’intégration socio-économique des Etats par la libre circulation des biens et des personnes. Elle regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

Cet espace connaît aujourd’hui certaines tensions politiques, sociales, ethniques et religieuses, ralentissant son élan. Ce forum permettra donc de mettre en lumière certaines solutions qui peuvent être apportées non seulement par les Etats, mais aussi par des institutions régionales. Je ne manquerai pas de vous faire part ici même des conclusions de ce Forum sur l’éducation à la culture de la paix via le dialogue religieux.

Semaine de l’Afrique : mettons en place des partenariats intelligents !

Du 10 au 14 octobre dernier s’est tenu au siège de l’ONU à New York la semaine de l’Afrique. Elle avait pour thème le renforcement des partenariats en faveur du continent.

Cette semaine a permis de créer un débat sur les conditions actuelles de développement de l’Afrique, de mesurer les progrès accomplis, mais aussi d’aborder des sujets d’actualité : l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, qui sont complémentaires.

Au cours de cette rencontre annuelle de cinq jours, de nombreux intervenants ont ainsi partagé leurs idées sur l’avenir de l’Afrique et les politiques à mettre en œuvre pour assurer un développement et un essor durables de l’Afrique.

Je suis à ce titre revenu sur le changement d’approche et de nature des partenariats, dans cette interview réalisée par Jérôme Longué sur la radio des Nations Unies que vous pourrez retrouver ici.